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L’écrit de Nantes : Témoignages

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Bonnes vacances aux candidats au concours d’orthophonie ! Profitez-en pour souffler un peu et lire quelques témoignages d’étudiants nantais, afin de vous préparer à l’épreuve écrite du 14 décembre 2017…bonne lecture ! 

Camille

J’ai fait une année de prépa à Nantes. J’avais déjà passé le concours de Nantes en terminale pour pouvoir me faire une première idée et moins appréhender l’année d’après (ce que je conseille, si vous en avez la possibilité). Quand je l’ai passé en terminale, bien que le nombre de personne fût impressionnant, il n’y avait aucune pression puisque je savais que c’était simplement « pour voir » et je savais que je ne l’aurai pas comme ça. Pendant la prépa, nous avions fait toutes les annales de Nantes, ce qui nous avais permis de situer nos points forts et nos points faibles car les mêmes exercices revenaient pratiquement chaque année.

Seulement le jour du concours, surprise : les exercices étaient pour la plupart nouveaux, ce qui était très perturbant. Ainsi, il faut garder en tête que les exercices peuvent changer pour ne pas être déstabilisée le Jour J. Une fois cette petite frayeur passée, il faut quand même s’y mettre : les 3 épreuves étaient distribuées en même temps, nous étions donc autonome dans la gestion temps. J’ai trouvé que le timing était un peu trop juste pour tout faire, sachant qu’en orthographe nous avons eu beaucoup de textes avec des fautes à repérer. Le principal est donc de faire le plus d’exercices et de commencer par les questions dont on connaît la réponse pour obtenir un maximum de points. Et surtout, ne jamais cesser d’y croire : après les épreuves du matin de QCM, il faut rester motivé et concentré pour la dissertation, même si on se dit que c’est cuit ! La motivation (et le travail aussi évidemment) finissent par payer ! Et gardez en tête que la chance a aussi son rôle à jouer et que tout n’est jamais perdu !

 

Hermance 

J’ai passé un bac L et, en tant que bonne littéraire, ce qui m’effrayait le plus c’était les maths et la bio. En passant le concours, j’ai réellement eu l’impression de ne rien maîtriser : il fallait à la fois gérer son temps entre la culture gé, le français, les maths et les questions de bio à partir de textes scientifiques. Comme beaucoup de monde, le temps m’a manqué. Ce jour là, j’avais décidé de commencer par les matières où je me sentais plus forte : le français, puis la culture gé (c’est rapide : soit on sait, soit on ne sait pas et on coche au hasard), pour enfin prendre plus de temps pour les maths. Finalement, je suis sortie très frustrée de la première partie de l’écrit : je n’avais pas eu le temps de me poser pour bien faire les exercices de mathématiques, j’avais dû cocher au hasard des questions en bio (je n’avais pas eu le temps de lire tous les textes), et j’étais enfin très déçue de mes réponses au QCM de culture gé puisque les filles qui parlaient à la sortie n’ayant jamais mis les mêmes réponses que moi. Bref,je ressentais tout ça comme un échec.
Mais je n’ai pas baissé les bras ! J’ai décidé de tout donner malgré tout à la deuxième partie : la dissertation. J’ai essayé de donner le maximum et de toujours me rattacher au sujet (pas toujours très inspirant) pour ne pas faire de hors-sujet. Et ça a payé !
Si je peux vous donner un conseil, quand vous êtes au concours, oubliez tout: votre fatigue, les papotages des autres, le sentiment de défaite de certaines épreuves, et donnez tout jusqu’au bout !!
Je vous souhaite à toutes (et tous, n’oublions pas la gent masculine) bon courage !!

 

Mathilde

Personnellement, je savais déjà que je voulais devenir orthophoniste en terminale alors j’ai décidé de passer un concours lors de cette année pour voir comment se déroulait un concours en général et pour me familiariser avec « l’ambiance des concours ». J’ai donc passé celui de Nantes (question de proximité), j’y suis allée sans pression. C’était vraiment impressionnant de voir tous ces candidats, quand on sait qu’il y a peu de places à la clé… Mais je ne regrette pas de l’avoir passé. Pour les élèves de terminale qui ont la possibilité de passer un concours près de chez eux, je vous le conseille vraiment, ça permet d’avoir un aperçu sur ce qui nous attend par la suite et d’entrer dans le monde des concours !

Après ma terminale, j’ai fait une année de prépa à Nantes. Le matin du concours, j’étais assez stressée, c’était la ville que je souhaitais le plus, mais je ne me faisais pas trop d’illusions : pour moi c’était mission quasi impossible d’avoir le concours de Nantes après seulement quelques mois de prépa. Mais j’y croyais quand même un peu au fond de moi. Les sujets nous sont distribués, et là, je vois que tous les QCM sont réunis en une seule épreuve, ce qui n’était pas le cas l’année dernière ! J’étais assez perturbée au début, j’ai essayé de me mettre des limites de temps à respecter pour chaque matière, mais ça n’a pas été facile. Pendant l’épreuve, je me suis rendu compte que j’avais mal géré mon temps, je m’étais accordé 30 minutes de plus alors que non, c’était bientôt la fin ! J’ai donc sélectionné les exercices qui me restaient à faire, passé très vite sur les questions auxquelles je n’arrivais pas à répondre, mis au hasard les dernières réponses… Et puis vient la fin de l’épreuve. J’étais assez déçue de moi mais il restait la composition. Il faut rester concentré jusqu’au bout !

A la distribution du sujet, je n’étais pas du tout inspirée, c’était un thème que je n’avais jamais rencontré ni même auquel j’avais réfléchi auparavant… alors j’ai essayé de piocher des arguments dans différents sujets de dissertation que j’avais travaillés. A la sortie du concours, je pensais que c’était fini pour moi, du moins pour le concours de Nantes. Et puis les résultats sont tombés, j’étais admissible à l’oral !! Comme quoi, il faut y croire jusqu’au bout. N’oubliez pas que c’est un concours, donc vous pouvez être déçus de vous-mêmes à la fin d’une épreuve, mais vous ne savez pas ce que les autres candidats ont fait, peut-être qu’eux aussi pensent avoir complètement raté… Alors faites-vous confiance ! Bon courage à tous et à toutes pour ce marathon des concours !

 

Juliette

Ce qui m’a permis de réussir ma deuxième année de prépa : je résumerais ça à deux petits cahiers tout le temps avec moi pendant les cours. Un réservé au français et un pour la culture g. Les formateurs donnent énormément de petits plus à l’oral…que j’ai vraiment essayé de prendre en note. Chaque soir je relisais mon cahier de français avec tout ce qui avait pu être dit, et j’ai fini par savoir toutes les petits règles ayant des exceptions (ce sont des exceptions qu’il n’y avait pas dans le cours de ma prépa). En plus des cours de la prépa, je me suis aussi inscrite sur Qcm plus dont le prix était vraiment abordable. Cela me permettait de faire un concours blanc une fois par semaine. J’ai trouvé ce site pratique car après les cours et la fin de journée à la BU, c’était motivant de changer de support (passer de l’écrit à un ordinateur), ça redonnait envie de travailler plus tardivement. Je pense aussi que pour certaines personnes il est important de changer de cadre de travail pour rester concentrer, j’avais besoin après une journée à la prépa de travailler autre part, à la BU par exemple puis chez moi. Je changeais aussi de Bu régulièrement, ce n’est pas grand chose mais ça casse la routine et ça relançait mon envie de travailler. Autre petit conseil mais très important : ne pas hésiter à poser des questions… il ne faut pas avoir peur de redemander… j’appréhendais un peu de gêner les autres pendant le cours avec ces questions mais finalement on se rend compte que ça aide vraiment tout le monde. J’ai d’ailleurs utilisé mon cahier de notes dès le premier cours. Enfin voilà, je pense que cette année n’est pas insurmontable, n’hésitez pas à travailler en petit groupe, même si on ne travaille pas les mêmes choses au même moment, on se motive ensemble. Faites des pauses, je m’autorisais à manger quelques soirs avec des amis dans la semaine, à voir ma famille le weekend… C’est tout de même très important de garder des liens avec l’extérieur de la prépa. Pareillement pour le soir lors du repas, je ne mangeais pas avec mes cahiers ou mes fiches… Par contre en dehors de ces moments de pause, j’étais vraiment dans une bulle de travail, je coupais mon portable et je bossais sans être distraite. Je pense que c’est important de faire entièrement les choses (soit de travailler, soit de faire une pause). Autre point qui me paraît important pour réussir : le sommeil !!! Je sais que pendant ma première année de prépa je ne m’endormais pas avant 00h/ 1h00. Et je suis certaine que cela a joué sur mon état de fatigue et ma concentration. Lors de ma deuxième année, j’ai décidé de tout éteindre à 22h30…. c’est difficile au début avec les réseaux sociaux, les sms etc… mais c’est une question de volonté ! Je me disais que je n’avais pas le choix. Bien sûr lorsque les concours approchent et que le stress monte, il était plus difficile de dormir aussi tôt. Mais dans l’idéal je pense qu’il faut veiller à bien dormir.

Autre conseil pour les concours et les jour-j. Ne baissez jamais les bras pendant le concours. Je me rappelle du concours de Nantes, après avoir fini la première épreuve  de qcm (qui était très rapide, j’avais fini en catastrophe) je me suis dit que je n’avais pas dû tout bien réussi… surtout que j’avais discuté avec ma voisine qui me disait que ça s’était bien passé pour elle.. (autant dire que ma confiance s’était envolée)

J’ai commencé la deuxième épreuve de rédaction cette fois, sans aucune conviction… Et puis il y a eu une sorte de déclic, je me suis remotivée, je me suis dit que beaucoup de candidats devaient être dans mon cas…. et effectivement ça a marché pour ce concours !! Ne lâchez pas pendant le concours, quand cela est difficile rappelez-vous que ça l’est pour tout le monde. Ne vous laissez pas impressionner par vos voisins !!! Petit truc que j’aimais bien faire aussi, m’abonner aux pages Facebook/Instagram des villes du concours, ou des associations étudiantes des écoles… Ça permet d’avoir pleins de petites infos et de se projeter encore plus 🙂

En conclusion, oui j’ai bossé comme une folle pendant cette année, je me suis privée de sorties avec mes amis, j’ai été très stressée.. mais je n’ai pas été malheureuse, une prépa peut très bien se vivre. Vous allez être avec des personnes dans le même bateau que vous et vous vous comprendrez très bien dans les moments de creux. Vous pouvez aussi parler avec les profs, les étudiants en école, parfois il suffit juste de quelques mots de réconfort pour se remettre à y croire ! C’est important de ne pas rester dans des phases creuses 🙂 Croyez en vous !! On ne le dit pas assez, en septembre 2016, je voyais ça comme un rêve irréalisable et pourtant … ! Tout est possible si vous travaillez efficacement vous y arriverez !!!

Mélanie :

J’ai passé plusieurs années de suite le concours de Nantes, et c’était à chaque fois aussi impressionnant, du fait du monde qu’il y a et de la date qui arrive très tôt, bien trop tôt.. Mais l’essentiel est de ne pas se laisser engloutir par cette bouffée de stress. J’étais ressortie des QCM avec confiance. Il faut savoir gérer son temps mais dans l’ensemble il n’y avait pas de grosse surprise. J’avais pris le parti de me chronométrer : 30 min pour chaque partie, que je ne terminais pas toujours, et s’il me restait du temps je revenais sur certaines questions. En tout cas, pensez à TOUT cocher ! Même au hasard, dans la précipitation, il y a toujours moyen de récolter quelques points en comptant sur sa bonne étoile 🙂

Pour la dissertation, c’était autre chose.. Le sujet m’a laissée totalement abasourdie et je me suis mise à paniquer. J’ai passé les deux heures à regarder les autres rédiger en me demandant ce que je faisais là et en songeant à me lever de ma chaise et à quitter le concours avant la fin. Je n’avais pas de contenu et je suis ressortie en ayant bien honte de la copie que j’avais rendue.. Autant vous dire que je ne comptais pas sur la dissertation pour sauver ma note finale d’admission, et pourtant je m’en suis tirée avec une note tout à fait correcte. Je suis donc la preuve qu’on n’a aucun contrôle sur ce concours ! Alors croyez en vous avant et après les épreuves. C’est la meilleure manière de mettre toutes les chances de votre côté et de ne surtout rien regretter 🙂

 

L’écrit en décembre 2016 :

Il y a toujours 3 épreuves d’admissibilité qui sont des QCM : raisonnement-culture générale, maîtrise de la langue française et orthographe. La grosse différence par rapport au concours de décembre 2015 se trouve dans la répartition du temps de l’épreuve  : 1h30 pour les 3 QCM (donc à chacun de gérer son temps). Il y a des questions de compréhension de textes qui apparaissent en maîtrise de la langue française (sur des textes scientifiques généralement). Il n’y avait pas de tableau de vocabulaire mais des textes comprenant des fautes (il fallait cocher le nombre de fautes qu’il y avait). Dix questions étaient posées en culture générale et quinze en mathématiques. Dans l’ensemble les épreuves restent donc les mêmes mais le CFUO semble tester davantage la gestion du temps du candidat et demande moins de vocabulaire ou d’orthographe compliqués. Les seuils sont de 10 points pour la MLF, 10 pour l’orthographe et 8 en culture générale et mathématiques. Pour la dissertation, rien n’a changé : l’épreuve dure deux heures.

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